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Prochaine extinction lumineuse du Grand Genève le 21 mai 2021 : La nuit est belle 2 ; la biodiversité à l’honneur

Prochaine extinction lumineuse du Grand Genève le 21 mai 2021 : La nuit est belle 2 ; la biodiversité à l’honneur

Rendez-vous vendredi 21 mai 2021 pour l’édition 2 de La nuit est belle axée biodiversité ! En cette date printanière bénéficiant d’une belle lune, les conditions seront favorables à l’observation et à l’écoute de la faune crépusculaire.

La nuit est belle ! revient ce printemps, sous une Lune 3/4 pleine, pour une 2ème édition spéciale biodiversité nocturne, en partenariat avec la Fête de la Nature France et Suisse. En 2019, 152 communes du Grand Genève avaient participé activement à l’évènement. Cette nouvelle opération ira encore plus loin, en associant davantage les privés – les habitants, mais aussi les commerçants et les entreprises –, cette fois eux aussi encouragés à éteindre leur éclairage pour une intensité de la nuit encore plus belle.

Au programme :

découvertes des animaux nocturnes, balades au clair de lune, lectures contées, concerts à capella, repas à la bougie…..plus d’informations dans le communiqué de presse.

Et vous ? que faites-vous le 21 mai prochain ?

Histoire : Genèse

L’événement « La nuit est belle » a été imaginé par Eric Achkar, président de la Société Astronomique de Genève (SAG) et Pascal Moeschler, conservateur au Muséum d’histoire naturelle de Genève (MHNG) et directeur du Centre chauves-souris (Centre de coordination suisse pour l’étude et la protection des chauves-souris CCO/KOF) à l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique, organisées par le Grand Genève en janvier 2018.

En collaboration avec Aurore Candau de la Maison du Salève, ces deux scientifiques agissent avec constance depuis plusieurs années pour la protection du ciel nocturne dans la région de Genève : conférence scientifique de sensibilisation sur la pollution lumineuse, organisation d’évènements d’extinction de l’éclairage de villes, interventions techniques auprès des élus.

Pourquoi éteindre l’éclairage artificiel ?

En modifiant le cycle jour/nuit, la pollution lumineuse causée par l’éclairage artificiel excessif impacte les rythmes biologiques de la faune et de la flore, dégrade les habitats naturels, sans oublier les risques pour la santé humaine et les consommations d’énergie superflues.

Quatre grandes raisons de diminuer la pollution lumineuse :

Pour préserver la santé humaine

La lumière intrusive, c’est à dire la pénétration d’une source de lumière artificielle extérieure (luminaires, panneaux publicitaires lumineux…) dans l’habitation, entraîne des effets néfastes sur notre organisme et notre santé. Les troubles du sommeil occasionnés par la présence constante d’éclairage entraîne une baisse de production de mélatonine, pourtant vitale au bon fonctionnement de notre organisme car elle règle notre rythme circadien (rythme biologique de 24h).

Pour observer les étoiles

Parce qu’ils ne peuvent plus voir les étoiles et mener leurs recherches, les astronomes sont les premiers à dénoncer la pollution lumineuse, dans les années 1970. Ils alertent les pouvoirs publics sur l’augmentation des sources lumineuses artificielles et leurs effets sur le ciel étoilé. Lors du Grenelle de l’environnement (2009), les pouvoirs publics se penchent réellement sur la question des nuisances lumineuses et le terme de pollution lumineuse est utilisé par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie à partir de 2013.

Pour faire des économies d’énergie

Aujourd’hui de plus en plus de communes éteignent quotidiennement leur éclairage public pour diminuer leur facture énergétique. En effet, l’éclairage public représente 18% de la consommation d’énergie des communes soit 37% de leur facture d’électricité. En adaptant les installations actuelles, il est possible faire environ 40% d’économie sur les dépenses d’éclairage public.* *Source : l’Agence française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME)

Pour protéger la biodiversité nocturne

De nombreuses espèces sont affectées par le sur-éclairage des villes qui crée de véritables pièges et barrières écologiques pour la biodiversité : perte de repère des animaux, fragmentation, modification du rapport proie-prédateur, dégradation des habitats naturels et perturbation des migrations. L’éclairage artificiel a aussi un impact sur la flore, retardant la chute des feuilles, créant une photosynthèse dégradée, perturbant la germination et empêchant la pollinisation nocturne des plantes par les papillons de nuit.

Et la sécurité ?

Selon les chiffres disponibles de l’Observatoire national de la délinquance et des ripostes pénales (ONDRP), près de 80 % des vols et agressions ont lieu en plein jour. L’extinction lumineuse ne favorise pas les cambriolages puisqu’un cambrioleur a besoin de lumière pour pouvoir se repérer.

Quant à la sécurité routière, il est aujourd’hui prouvé qu’en zone éteinte, les conducteurs lèvent le pied et sont plus prudents. Les accidents sont donc moins fréquents et surtout moins graves. Par ailleurs, d’autres dispositifs alternatifs comme les catadioptres en bord de route ont prouvé leur efficacité.

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