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Qui est-ce : Ernest Pignon-Ernest ?

Qui est-ce : Ernest Pignon-Ernest ?

Il est considéré comme l’un des précurseurs de l’art urbain en France. Il est particulièrement connu pour son travail dans les années 1970. « Dessiner, c’est affirmer l’humanité. » Il déteste le terme street-art, pourtant il collait ses images dans les rues bien avant Banksy. Depuis 50 ans, son travail est présenté par les plus grands musées internationaux.

Il est considéré comme l’un des précurseurs de l’art urbain en France. Il est particulièrement connu pour son travail dans les années 1970. « Dessiner, c’est affirmer l’humanité. » Il déteste le terme street-art, pourtant il collait ses images dans les rues bien avant Banksy. Depuis 50 ans, son travail est présenté par les plus grands musées internationaux.

Peut-on encore présenter Ernest Pignon-Ernest, pionnier du street-art, précurseur de Banksy et de JR? Avec un mélange unique de révolte et de poésie, il couvre depuis 1966 les murs des grandes villes de ses images éphémères, avec une prédilection pour les poètes (Pier Paolo Pasolini, Arthur Rimbaud, Mahmoud Darwich, Jean Genet), les martyrs (la Commune de Paris, les manifestant·es contre la Guerre d’Algérie), ou encore les oublié·es (personnes migrantes et précaires, détenu·es). De Soweto à Paris, de Naples à Ramallah, de Nice à Rome, les murs se souviennent de ses dessins. Investissant les lieux, captant l’atmosphère, il saisit « à la fois tout ce qui s’y voit: l’espace, la lumière, les couleurs et, simultanément, tout ce qui ne se voit pas ou ne se voit plus: l’histoire, les souvenirs enfouis».

C’est la nuit que se font les choses du lendemain. Le pain. Le rêve. Le mur même. Et les taches qui, sans le recouvrir, donneront des yeux à cette force aveugle dressée entre les hommes.
Si ce n’est pas de l’affichage au sens vulgaire du terme, les artistes, les grands, auront couvert les murs du monde du rouge du sang ou du fruit mûr, de la grisaille des jours sans, d’une espérance d’un jour futur, « un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront ».
C’est dans cette nuit du monde, en grimpant au-dessus des murs horribles du présent et du passé, ou se glissant en-dessous, avec l’aide des artistes qu’il dessine, tels qu’il les voit et les aime, qu’Ernest Pignon-Ernest a jeté des trous de lumière. Y traçant, de lignes et de couleurs ce qu’Eluard appelait « une mémoire pour l’avenir ».
Le mur vu par Ernest est un miroir percé où des visages blessés parlent quand même d’espoir.

Biographie

Fils d’un employé des abattoirs et d’un coiffeuse et avec deux frères et deux sœurs, Ernest Pignon doit gagner sa vie dès l’âge de 15 ans et travaille pour des architectes Parallèlement, il pratique le dessin puis la peinture, pendant un an. En 1954, il découvre Picasso pour la première fois, ce qui est une grande inspiration.

En 1959, dans un club très fréquenté par les créateurs et artistes d’horizons différents, il a rencontré Yvette Ollier, Marie-Claude et Denise Grail et Daniel Biga. Ils l’ont présenté à El Greco.

En 1961-1962, il a rejoint l’armée en Algérie — ces expériences ont été formatrices pour ses opinions politiques et pour ses œuvres d’art, et il a continué à peindre en même temps.

Après son retour d’Algérie, il a repris son travail d’architecture à temps partiel.

À partir de 1966, il quitte Nice, s’installe dans un café abandonné dans le Vaucluse qu’il transforme en atelier. Il appose par collage des affiches exécutées au pochoir sur le plateau d’Albion (Vaucluse) en réaction à la force de frappe nucléaire française.

Début des années 1970, il commence à créer des images éphémères sur les murs des grandes villes, qui se font l’écho des événements qui s’y sont déroulés. Il est un des initiateurs, avec Daniel Buren et Gérard Zlotykamien, de l’art urbain en France. En plus de coller des impressions sur les murs, il ciblait souvent les cabines téléphoniques de Paris.

Certains de ses travaux montrent sa sensibilité historique, comme “Les Arbrorigènes” de 1984. Il est également connu pour créer des portraits sur papier de personnages créatifs célèbres, comme musiciens, écrivains, et poètes.

Sensible aux injustices, il traite des thèmes comme l’avortement (Tours, Nice, Paris, 1975), les expulsés (Paris, 1979), le sida (Soweto, 2002). Une grande partie de son travail est assez politique: par exemple, dans ses premières oeuvres, il rejette des guerres, le racisme dans certaines régions d’Afrique et la xénophobie en Europe.

Il vit et travaille à Paris et à Ivry, où il a son atelier.

Il a adopté son prénom deux fois pour éviter de montrer les mêmes initiales qu’Édouard Pignon

Au total, il a produit plus de 300 affiches pour diverses fonctions, tels que le théâtre, la politique et la musique.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Pignon-Ernest

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