Un spectacle son et lumière sur l’art des mathématiques au Parc Bastions jusqu’au 21 novembre 2021

Un spectacle son et lumière sur l’art des mathématiques au Parc  Bastions jusqu’au 21 novembre 2021

Pendant trois semaines, oublions la grisaille de l’automne et laissons-nous émerveiller par les lumières et couleurs du spectacle Maths et brillant, organisé par la Fondation Wright et ses partenaires.

MATHS ET BRILLANT

Chaque soir, la façade du plus ancien bâtiment de l’Université de Genève s’illuminera et s’animera au rythme de tableaux colorés qui évoquent la beauté des mathématiques. Un voyage dans le temps et dans l’espace qui nous emmène dans les différentes civilisations qui ont façonné les mathématiques. Un voyage qui nous transporte à travers les concepts de l’algèbre et de la géométrie. Mais surtout, un voyage des sens avec des couleurs chatoyantes et des musiques entraînantes qui donnent envie de bouger aux petits comme aux grands.

Trois séances auront lieu à 18h00, 19h00 et 20h30, précisent les organisateurs. Mandaté par la Fondation Wright, le spectacle est prévu du 31 octobre au 21 novembre. Il est menénotamment en collaboration avec l’Université et la Ville de Genève. L’entrée est gratuite, conformément au dispositif lié à la pandémie.

Du 31 octobre au 21 novembre

Tous les soirs 18H . 19H . 20H30

Parc des Bastions   Entrée libre sans certificat Covid

Le hasard existe-t-il vraiment?

Hugo Duminil Copin

Professeur de mathématiques à l’Université de Genève et à l’Institut des Hautes Études Scientifiques

2 novembre 2021 – 18:30

Lieu : Uni Dufour, Auditoire Piaget (U600)

Présence dans l’auditoire sur inscription et sur présentation du Certificat Covid et pièce d’identité.
La conférence sera également disponible en ligne, sans inscription, sur cette page.
(Conférence en français avec interprétation simultanée vers l’anglais)

Dans l’imaginaire collectif, lancer un dé permet d’obtenir un résultat imprévisible… Mais est-ce réellement le cas? Les mouvements de la main et du dé répondant aux règles de la physique classique, le résultat du jet peut a priori être parfaitement prédit. L’aspect imprévisible semble donc dû à une incapacité computationnelle de la part des observateurs plutôt qu’à un aléa intrinsèque du système. Cette réalisation est encore plus évidente lorsque l’on bat des cartes. En partant d’un jeu totalement ordonné, il est possible d’analyser l’apparent désordre induit par des mélanges de différentes qualités.

À travers des exemples, nous verrons que certains événements aléatoires de la vie de tous les jours sont en fait parfaitement déterministes, ce qui nous amène inexorablement à remettre en cause l’existence même du hasard. Cependant, ce doute n’est que de courte durée car le hasard, le vrai, se cache en fait ailleurs. Dans l’infiniment petit, là où la physique quantique remplace la physique classique, l’univers se met à jouer aux dés. La trajectoire d’un électron passant à travers un écran par un minuscule orifice ne peut être prédit: deux électrons parfaitement identiques entrant exactement de la même façon dans le trou ressortiront en des endroits différents.

Que le hasard soit visible, à l’échelle macroscopique, ou réel, à l’échelle microscopique, il est primordial d’en comprendre les lois fondamentales afin de pouvoir le modéliser de la meilleure des façons possibles. C’est là que la théorie des probabilités entre en jeu.

La conférence sera suivie d’une discussion croisant les connaissances en mathématiques et en physique quantique entre Hugo Duminil Copin et Thierry Giamarchi. Le professeur Duminil Copin est spécialiste de la physique mathématique et de la théorie des probabilités, en particulier des graphes aléatoires et du ferromagnétisme.  Le professeur Thierry Giamarchi enseigne la physique à l’UNIGE. Son domaine de recherche est l’étude des effets des interactions dans la matière quantique, ainsi que les effets du désordre tant dans les systèmes classiques que quantiques.

Qui sommes-nous ?

La Fondation H. Dudley Wright Fondés par le Dr H. Dudley Wright en 1984, les Colloques Wright pour la science ont lieu, à l’Université de Genève, tous les deux ans. Ils ont pour objectifs de rendre accessibles au grand public les récentes découvertes de la science et d’encourager les jeunes à s’orienter vers une carrière scientifique.

Homme d’affaires, industriel et scientifique d’origine américaine, le Dr Wright fut également un personnage important dans la communauté genevoise, de 1965 jusqu’à son décès en 1992. Il mit sur pied les Colloques Wright pour remercier Genève de son hospitalité chaleureuse. Ayant toujours été fasciné par les découvertes scientifiques, le Dr H. Dudley Wright espérait, grâce à cette manifestation, contribuer à l’essor des sciences fondamentales en offrant une information de qualité au grand public.

Ainsi, des scientifiques travaillant dans la recherche de pointe sont invité-es à s’exprimer devant un auditoire averti mais pas forcément scientifique, en lui présentant des sujets ardus dans un langage accessible. Les Colloques Wright pour la science sont ainsi devenus un rendez-vous incontournable pour les amoureuses et amoureux de la science. Ils sont organisés par la Fondation H. Dudley Wright en collaboration avec l’Université de Genève.

www.hdwright.org
www.unige.ch

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